CyberPunk RED "Ah la ruées de Eddies"
25/03/26 à 19:00 à Nîmes • Reaload Game Bar Adresse visible uniquement pour les joueurs validés.
Organisée par
Gayraud quentin
pour
Ecussons & Dragons
Description
La pluie acide martèle les néons fatigués de Night City, transformant les rues en miroirs tremblants où se reflètent les rêves brisés et les ambitions chromées. Dans une arrière-salle enfumée d’un bar miteux de Watson, quatre silhouettes attendent, silencieuses. Leurs implants luisent par intermittence sous la lumière rouge, comme des prédateurs tapis dans l’ombre. Le fixer écrase lentement sa cigarette dans un cendrier fissuré, sans jamais quitter l’équipe des yeux. L’air est lourd, saturé d’ozone et de tension.
Il s’avance enfin, pose une puce de données sur la table. Elle glisse doucement jusqu’au centre, comme une invitation… ou un piège.
« Voilà le topo. »
Sa voix est calme, presque douce — trop douce pour être honnête.
« Une biotech de second rang s’est fait voler un prototype. Pas une arme, pas exactement… plutôt quelque chose qui pourrait en devenir une. Un implant expérimental. Très expérimental. »
Il marque une pause, laissant le poids des mots s’installer.
« Le problème, c’est que le voleur est pas un amateur. Ancien employé. Il a disparu dans le quartier de Pacifica, planqué chez un gang local qui protège son petit business. »
Le fixer croise les bras, penche légèrement la tête.
« Votre job : récupérer le prototype… et, idéalement, le type avec. Vivant, si possible. Le client préfère poser des questions avant de le faire taire définitivement. »
Un léger sourire.
« Mais entre nous… le prototype compte plus que l’homme. »
Il tapote la puce du doigt.
« Plans du secteur. Infos sur le gang. Quelques accès réseau — pas propres, mais exploitables. »
Son regard se fait plus dur.
« Pacifica, c’est pas une promenade. Entre les Scavs, les Voodoo Boys et les chiens errants qui ont oublié qu’ils étaient humains… vous allez devoir improviser. »
Il se redresse, ajuste sa veste.
« Paiement conséquent. Assez pour vous faire oublier les risques… ou pour couvrir les frais médicaux si ça tourne mal. Bonus si vous ramenez ça propre, sans déclencher une guerre de quartier. »
Silence.
Puis, plus bas :
« Et un conseil gratuit : si cet implant fait vraiment ce que le client prétend… vous ne voulez pas qu’il tombe entre de mauvaises mains. »
Un temps.
« Donc la question, c’est simple… vous êtes partants ? »